mardi, avril 28, 2015

Courage, Agnès !

C’est bien injuste de traîner la présidente-directrice générale de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), Agnès Saal dans la boue pour avoir dépensé quelques petites sommes auprès de la compagnie de taxi G7, plus de 40 000 euros de factures dont un peu plus de 7 000 euros concernent l'abonnement et 32 000 euros ses déplacements et ceux de son fils , y compris le dimanche, jour bien connu du redoublement d'activités des fonctionnaires.

Agnès Saal, Sc Po, ENA, brillante carrière de cabinets et postes culturels de premier plan, fait partie de la haute, belle et exemplaire aristocratie socialiste  et à ce titre doit être exemptée des chefs d’accusation d’abus de bien social à réserver aux manants et à la plèbe.

Si on vire tous ceux qui picorent dans l’auge républicaine pour des peccadilles, on risque de se priver rapidement des meilleurs d’entre nous et d'avoir à confier des postes de commandement aux classes inférieures.  Vois imaginez le désordre et le scandale ?

Dans la lutte éternelle que la société amène entre le pauvre et le riche, le noble et le plébéien, l'homme accrédité et l'homme inconnu, il y a deux observations à faire: la première est que leurs actions, leurs discours sont évalués à des mesures différentes, à des poids différents, l'une d'une livre, l'autre de dix ou de cent, disproportion convenue, et dont on part comme d'une chose arrêtée; et cela même est horrible. Cette acception de personnes, autorisée par la loi et par l'usage, est un des vices énormes de la société, qui suffirait seul pour expliquer tous ses vices.

Maximes et Pensées [ Chamfort ]

Aucun commentaire: