Dans beaucoup de pays, l'adjectif libéral est généralement un compliment.
Chez nous, c'est devenu une insulte, comme ploutocrate autrefois.
Exemple de Montesquieu à l'envers :
"Fabius va à la fête de l'Humanité pour faire qu’émerge une alternative politique pour lutter contre les politiques libérales en Europe (...), pour dépasser le capitalisme. Notre point de référence, dit le Parti communiste, est bien notre lutte pour la paix, pour la démocratie, la justice sociale, le féminisme et l’écologie"
Cétipabo et carrément prometteur.
Ce blog commence à dater sérieusement; Il a largement et successivement puisé dans les joies moroses et finissantes du chiraquisme, les hoquets nerveux du sarkozysme et l’engourdissement mortel du hollandisme. Plus ça change, plus c’est la même chose... Place à Emmanuel le Nouveau Berger
jeudi, septembre 08, 2005
mercredi, septembre 07, 2005
Le Roi est mort ! Vive le Roi !
Le roi est en parfaite santé. La preuve, c’est qu’il est à l’hôpital pour travailler au calme.
Les coadjuteurs sont aussi en parfaite santé. La preuve, c’est qu’ils ne sont pas à l’hôpital, qu’ils ont déjà enterré le monarque et qu’ils s’entretuent avec distinction pour sa succcession.
Les coadjuteurs sont aussi en parfaite santé. La preuve, c’est qu’ils ne sont pas à l’hôpital, qu’ils ont déjà enterré le monarque et qu’ils s’entretuent avec distinction pour sa succcession.
Les hommes politiques, c'est comme les rillettes, il devrait y avoir une date limite de vente (Laurent Ruquier)
Tous au refrain
Non ce n'est pas un pastiche mais une citation authentique d'un communiqué de la CGT préparant la messe de la rentrée sociale.
"... informées des contacts entre les confédérations syndicales, les fédérations et unions départementales de la Cgt se sont unanimement prononcées pour la construction, à brève échéance, d'une mobilisation unitaire interprofessionnelle des salariés des secteurs privés et publics, de grande ampleur, sous forme de grèves et manifestations, portant notamment sur les revendications de salaires, d'emploi, de défense des services publics"
"... informées des contacts entre les confédérations syndicales, les fédérations et unions départementales de la Cgt se sont unanimement prononcées pour la construction, à brève échéance, d'une mobilisation unitaire interprofessionnelle des salariés des secteurs privés et publics, de grande ampleur, sous forme de grèves et manifestations, portant notamment sur les revendications de salaires, d'emploi, de défense des services publics"
mardi, septembre 06, 2005
Conjuguer le verbe polluer à tous les temps
Les cartes grises augmentent pour les voitures pollueuses.
De 550 à 990 euros pour l’acheteur du 4X4 Porsche Cayenne.
Comme si le gus qui dépense 80 000 euros pour une caisse allait regarder le prix du timbre poste.
Le JDD a redécouvert que si Paris était peu pollué en particules, c’était pour cause de normes trop basses et d’écrire : «Air Parif, la Mairie et la Préf. de police n’ont pas communiqué sur le sujet en l’absence de toute procédure d’alerte en matière de particules»
Ben voyons, Bande de comiques, touchez pas à mon diésel !
Comme dit Contassot, l’adjoint à l’environnement (plus adjoint qu’environnement) :
« Nous sommes dans les clous en moyenne annuelle mais en dépassement pour les jours de pics»
Pic et pic et colegram.
De 550 à 990 euros pour l’acheteur du 4X4 Porsche Cayenne.
Comme si le gus qui dépense 80 000 euros pour une caisse allait regarder le prix du timbre poste.
Le JDD a redécouvert que si Paris était peu pollué en particules, c’était pour cause de normes trop basses et d’écrire : «Air Parif, la Mairie et la Préf. de police n’ont pas communiqué sur le sujet en l’absence de toute procédure d’alerte en matière de particules»
Ben voyons, Bande de comiques, touchez pas à mon diésel !
Comme dit Contassot, l’adjoint à l’environnement (plus adjoint qu’environnement) :
« Nous sommes dans les clous en moyenne annuelle mais en dépassement pour les jours de pics»
Pic et pic et colegram.
lundi, septembre 05, 2005
Le modèle social de Villepin, une définition autorisée
Verbatim de la conférence de presse des Cent Jours :
"Ces consultations m’ont confirmé que nous devions poursuivre dans la voie de la modernisation du modèle français.
Notre modèle de société répond aux attentes profondes des Français : mais dans un monde qui change vite, pour continuer à faire la course en tête, nous devons impérativement le moderniser. Pour cela, il faut un moteur, il faut un projet.
Je veux donc favoriser une croissance qui profite à chacun, une croissance qui redonne du pouvoir d’achat à tous les Français, une croissance qui produise des emplois : une croissance sociale.
Parce qu’elle obéira aux principes de justice et de responsabilité, parce qu’elle ne laissera personne sur le bord de la route et qu’elle valorisera les atouts de chacun, je suis convaincu qu’elle rassemblera les énergies de tous les Français"
Moi, je suis pour la paix, la justice et la prospérité.
"Ces consultations m’ont confirmé que nous devions poursuivre dans la voie de la modernisation du modèle français.
Notre modèle de société répond aux attentes profondes des Français : mais dans un monde qui change vite, pour continuer à faire la course en tête, nous devons impérativement le moderniser. Pour cela, il faut un moteur, il faut un projet.
Je veux donc favoriser une croissance qui profite à chacun, une croissance qui redonne du pouvoir d’achat à tous les Français, une croissance qui produise des emplois : une croissance sociale.
Parce qu’elle obéira aux principes de justice et de responsabilité, parce qu’elle ne laissera personne sur le bord de la route et qu’elle valorisera les atouts de chacun, je suis convaincu qu’elle rassemblera les énergies de tous les Français"
Moi, je suis pour la paix, la justice et la prospérité.
dimanche, septembre 04, 2005
Chirac à Cochin, l'appel du 6 décembre 1978
"Il est des heures graves dans l'histoire d'un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu'on lui cache.
L'Europe que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait s'épanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis d'hier qu'on ne veut pas la faire.
Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l'inféodation de la France, on consent à l'idée de son abaissement.
En ce qui nous concerne nous devons dire NON.
En clair, de quoi s'agit-il ? Les faits sont simples, même si certains ont cru gagner à les obscurcir.
L'élection prochaine de l'Assemblée européenne au suffrage universel direct ne saurait intervenir sans que le peuple français soit directement éclairé sur la portée de son vote. Elle constituera un piège si les électeurs sont induits à croire qu'ils vont simplement entériner quelques principes généraux, d'ailleurs à peu près incontestés quant à la nécessité de l'organisation européenne, alors que les suffrages ainsi captés vont servir à légitimer tout ensemble les débordements futurs et les carences actuelles, au préjudice des intérêts nationaux.
1. Le gouvernement français soutient que les attributions de l'Assemblée resteront fixées par le traité de Rome et ne seront pas modifiées en conséquence du nouveau mode d'élection. Mais la plupart de nos partenaires énoncent l'opinion opposée presque comme allant de soi et aucune assurance n'a été obtenue à l'encontre de l'offensive ainsi annoncée, tranquillement, à l'avance. Or le président de la République reconnaissait, à juste raison, dans une conférence de presse récente, qu'une Europe fédérale ne manquerait pas d'être dominée par les intérêts américains. C'est dire que les votes de majorité, au sein des institutions européennes, en paralysant la volonté de la France, ne serviront ni les intérêts français, bien entendu, ni les intérêts européens. En d'autres termes, les votes des 81 représentants français pèseront bien peu à l'encontre des 329 représentants de pays eux-mêmes excessivement sensibles aux influences d'outre-Atlantique.
Telle est bien la menace dont l'opinion publique doit être consciente. Cette menace n'est pas lointaine et théorique : elle est ouverte, certaine et proche. Comment nos gouvernants pourront-ils y résister demain s'ils n'ont pas été capables de la faire écarter dans les déclarations d'intention ?
2. L'approbation de la politique européenne du gouvernement supposerait que celle-ci fût clairement affirmée à l'égard des errements actuels de la Communauté économique européenne. Il est de fait que cette Communauté - en dehors d'une politique agricole commune, d'ailleurs menacée - tend à n'être, aujourd'hui, guère plus qu'une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. On ne saurait demander aux Français de souscrire ainsi à leur asservissement économique, au marasme et au chômage. Dans la mesure où la politique économique propre au gouvernement français contribue pour sa part aux mêmes résultats, on ne saurait davantage lui obtenir l'approbation sous le couvert d'un vote relatif à l'Europe.
3. L'admission de l'Espagne et du Portugal dans la Communauté soulève, tant pour nos intérêts agricoles que pour le fonctionnement des institutions communes, de très sérieuses difficultés qui doivent être préalablement résolues, sous peine d'aggraver une situation déjà fort peu satisfaisante. Jusque-là, il serait d'une grande légèreté, pour en tirer quelque avantage politique plus ou moins illusoire, d'annoncer cette admission comme virtuellement acquise.
4. La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France d'une politique étrangère qui lui soit propre. L'Europe ne peut servir à camoufler l'effacement d'une France qui n'aurait plus, sur le plan mondial, ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation d'une grande puissance, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans l'ordre international.
C'est pourquoi nous disons NON.
NON à la politique de la supranationalité.
NON à l'asservissement économique.
NON à l'effacement international de la France.
Favorables à l'organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, autant que d'autres, que se fasse l'Europe. Mais une Europe européenne, où la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd'hui pour s'effacer demain.
Puisqu'il s'agit de la France, de son indépendance et de l'avenir, puis qu'il s'agit de l'Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu'après tant de sacrifices, tant d'épreuves et tant d'exemples, notre génération ne signe pas, dans l'ignorance, le déclin de la patrie.
Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'oeuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas. C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort.
Mais comme toujours quand il s'agit de l'honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence.
Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l'espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l'Europe de demain"
L'Europe que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait s'épanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis d'hier qu'on ne veut pas la faire.
Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l'inféodation de la France, on consent à l'idée de son abaissement.
En ce qui nous concerne nous devons dire NON.
En clair, de quoi s'agit-il ? Les faits sont simples, même si certains ont cru gagner à les obscurcir.
L'élection prochaine de l'Assemblée européenne au suffrage universel direct ne saurait intervenir sans que le peuple français soit directement éclairé sur la portée de son vote. Elle constituera un piège si les électeurs sont induits à croire qu'ils vont simplement entériner quelques principes généraux, d'ailleurs à peu près incontestés quant à la nécessité de l'organisation européenne, alors que les suffrages ainsi captés vont servir à légitimer tout ensemble les débordements futurs et les carences actuelles, au préjudice des intérêts nationaux.
1. Le gouvernement français soutient que les attributions de l'Assemblée resteront fixées par le traité de Rome et ne seront pas modifiées en conséquence du nouveau mode d'élection. Mais la plupart de nos partenaires énoncent l'opinion opposée presque comme allant de soi et aucune assurance n'a été obtenue à l'encontre de l'offensive ainsi annoncée, tranquillement, à l'avance. Or le président de la République reconnaissait, à juste raison, dans une conférence de presse récente, qu'une Europe fédérale ne manquerait pas d'être dominée par les intérêts américains. C'est dire que les votes de majorité, au sein des institutions européennes, en paralysant la volonté de la France, ne serviront ni les intérêts français, bien entendu, ni les intérêts européens. En d'autres termes, les votes des 81 représentants français pèseront bien peu à l'encontre des 329 représentants de pays eux-mêmes excessivement sensibles aux influences d'outre-Atlantique.
Telle est bien la menace dont l'opinion publique doit être consciente. Cette menace n'est pas lointaine et théorique : elle est ouverte, certaine et proche. Comment nos gouvernants pourront-ils y résister demain s'ils n'ont pas été capables de la faire écarter dans les déclarations d'intention ?
2. L'approbation de la politique européenne du gouvernement supposerait que celle-ci fût clairement affirmée à l'égard des errements actuels de la Communauté économique européenne. Il est de fait que cette Communauté - en dehors d'une politique agricole commune, d'ailleurs menacée - tend à n'être, aujourd'hui, guère plus qu'une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. On ne saurait demander aux Français de souscrire ainsi à leur asservissement économique, au marasme et au chômage. Dans la mesure où la politique économique propre au gouvernement français contribue pour sa part aux mêmes résultats, on ne saurait davantage lui obtenir l'approbation sous le couvert d'un vote relatif à l'Europe.
3. L'admission de l'Espagne et du Portugal dans la Communauté soulève, tant pour nos intérêts agricoles que pour le fonctionnement des institutions communes, de très sérieuses difficultés qui doivent être préalablement résolues, sous peine d'aggraver une situation déjà fort peu satisfaisante. Jusque-là, il serait d'une grande légèreté, pour en tirer quelque avantage politique plus ou moins illusoire, d'annoncer cette admission comme virtuellement acquise.
4. La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France d'une politique étrangère qui lui soit propre. L'Europe ne peut servir à camoufler l'effacement d'une France qui n'aurait plus, sur le plan mondial, ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation d'une grande puissance, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans l'ordre international.
C'est pourquoi nous disons NON.
NON à la politique de la supranationalité.
NON à l'asservissement économique.
NON à l'effacement international de la France.
Favorables à l'organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, autant que d'autres, que se fasse l'Europe. Mais une Europe européenne, où la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd'hui pour s'effacer demain.
Puisqu'il s'agit de la France, de son indépendance et de l'avenir, puis qu'il s'agit de l'Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu'après tant de sacrifices, tant d'épreuves et tant d'exemples, notre génération ne signe pas, dans l'ignorance, le déclin de la patrie.
Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'oeuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas. C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort.
Mais comme toujours quand il s'agit de l'honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence.
Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l'espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l'Europe de demain"
Yapafoto
Les noyés de l’ouragan à la Nouvelle Orléans sont des noirs.
Les brûlés des taudis à Paris sont des noirs.
Les brûlés des taudis à Paris sont des noirs.
samedi, septembre 03, 2005
Remuez-vous le cul
Now get off your asses and do something, and let's fix the biggest goddamn crisis in the history of this country.
Tel est le message, Ipsissima Verba, adressé par Ray Nagin, le maire de la Nouvelle Orléans, au gouvernement fédéral un peu lent à l'action.
Tel est le message qu'on hurle aux pédaleurs immobiles du gouvernement of this country.
Tel est le message, Ipsissima Verba, adressé par Ray Nagin, le maire de la Nouvelle Orléans, au gouvernement fédéral un peu lent à l'action.
Tel est le message qu'on hurle aux pédaleurs immobiles du gouvernement of this country.
vendredi, septembre 02, 2005
J'ai fait un rêve
J'ai rêvé qu'il existait en France un parti d'opposition apte à proposer des statégies sur le long terme, sans cacher les rudes sacrifice à consentir pour tirer le pays du puits où la carence des politiciens-morpions (incrustés) l'a jetée.
Le réveil a été rude.
Le réveil a été rude.
jeudi, septembre 01, 2005
Pour une croissance sociale, avancer ensemble
Un slogan du PC ? Non, celui de la conférence de presse des cent jours de Villepin qui ratisse large comme l'avenue qui devrait l'amener à l'Elysée en 2007 ?
Au catalogue, promesses dans tous les coins, aumônes pour les plus démunis (trémolos), prime à la cuve pour les enfioulés, construction de 5000 logements sociaux qui ne brulent pas etc...
Rien d'essentiel, donc, qui laisserait augurer que l'on s'intéressât aux vrais et si pressants défis, rien que du circonstanciel pour couper l'herbe sous le pied à qui vous savez et aux autres.
Au fait, j'ai oublié ce que Villepin avait promis pour les cent jours ? C'est ça le grand art, faire oublier la promesse d'hier par la promesse d'aujourd'hui en attendant le mensonge de demain.
La politique, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une action pour un idéal à travers des réalités (de Gaulle)
Au catalogue, promesses dans tous les coins, aumônes pour les plus démunis (trémolos), prime à la cuve pour les enfioulés, construction de 5000 logements sociaux qui ne brulent pas etc...
Rien d'essentiel, donc, qui laisserait augurer que l'on s'intéressât aux vrais et si pressants défis, rien que du circonstanciel pour couper l'herbe sous le pied à qui vous savez et aux autres.
Au fait, j'ai oublié ce que Villepin avait promis pour les cent jours ? C'est ça le grand art, faire oublier la promesse d'hier par la promesse d'aujourd'hui en attendant le mensonge de demain.
La politique, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une action pour un idéal à travers des réalités (de Gaulle)
mercredi, août 31, 2005
Fluctuat nec Varietur
Mon poste de radio est en train de rouiller tellement les politiciens y pleurent d'énormes larmes sur les incendies dans les taudis.
Les taudis sont vieux comme la ville. Celui qui est à 300 mètres de chez moi défie le temps et les maires qui se succèdent au micro de la compassion depuis près de vingt ans. Bourré d'africains, sans eau ni électricité mais non sans réchauds, bourré de promesses aussi pour le relogement et de manifs des pros des assoces.
Ce n'est plus un problème, c'est devenu un rite.
Les taudis sont vieux comme la ville. Celui qui est à 300 mètres de chez moi défie le temps et les maires qui se succèdent au micro de la compassion depuis près de vingt ans. Bourré d'africains, sans eau ni électricité mais non sans réchauds, bourré de promesses aussi pour le relogement et de manifs des pros des assoces.
Ce n'est plus un problème, c'est devenu un rite.
Comme un vol de cercueils hors de l'aérodrome natal
La liste noire de la DGAC fait trembler les voyageurs de peur et les voyagistes de rire.
Elle comprend quatre compagnies dont on doute qu’aucune n’ait jamais atteri ou décollé en France, respectivement de Corée du Nord (la compagnie nationale !), des Iles Vierges (Air Saint Thomas qui fait voler 2 avions de 9 places dans les Antilles), du Libéria, du Mozambique et de Thaïlande (Phuket Airlines dessert des capitales provinciales comme Buriram ou Maesot et Yangon)
Aucune mention des compagnies ayant perdu un appareil dans le mois : Ne fâchons personne !
http://www.dgac.fr/html/oservice/liste.htm
Elle comprend quatre compagnies dont on doute qu’aucune n’ait jamais atteri ou décollé en France, respectivement de Corée du Nord (la compagnie nationale !), des Iles Vierges (Air Saint Thomas qui fait voler 2 avions de 9 places dans les Antilles), du Libéria, du Mozambique et de Thaïlande (Phuket Airlines dessert des capitales provinciales comme Buriram ou Maesot et Yangon)
Aucune mention des compagnies ayant perdu un appareil dans le mois : Ne fâchons personne !
http://www.dgac.fr/html/oservice/liste.htm
mardi, août 30, 2005
Gouverner c'est reculer
A peine lâchée par des bouches autorisées, la proposition de ramener la vitesse maximale sur les autoroutes à 115 km/h est enterrée par le chef des bouches autorisées. Ce n'est pas qu'elle est idiote mais elle déplait souverainement au lobby habituel.
Ca augure merveilleusement des fines manoeuvres gouvernementales pour imposer les durs sacrifices et faire face à la crise énergétique.
P.S. je suis rentré ce matin par l'autoroute A10 où très peu d'automobilistes respectaient la limite actuelle de 130 km/h.
Ca augure merveilleusement des fines manoeuvres gouvernementales pour imposer les durs sacrifices et faire face à la crise énergétique.
P.S. je suis rentré ce matin par l'autoroute A10 où très peu d'automobilistes respectaient la limite actuelle de 130 km/h.
dimanche, août 28, 2005
Gross Paris
Romero, aspirant candidat à la mairie de Paris, propose d'agrandir la ville en absorbant des communes de banlieues. On imagine le nombre de roitelets et de potentats, élus et administrateurs que la proposition (pas nouvelle mais d'extrême bon sens) va soulever d'indignation vertueuse et démocratique. Un nombre assez grand pour enterrer le projet jusqu'à l'avènement de Napoléon IV.
pm : Le Gross Paris des Allemands comprenait le département de la Seine et une partie des départements de la Seine-et-Marne et de la Seine-et-Oise, toutes circonscriptions de l'époque).
pm : Le Gross Paris des Allemands comprenait le département de la Seine et une partie des départements de la Seine-et-Marne et de la Seine-et-Oise, toutes circonscriptions de l'époque).
samedi, août 27, 2005
Le beaujolais, c'est de la merde (bis)
Le beaujolais, c'est de la merde, disait-on communément en ajoutant, sauf celui de Georges Duboeuf... visé depuis quelques jours par une instruction préliminaire pour "panachage" Il aurait mis du vin dans son vin.
vendredi, août 26, 2005
Le fil à la patte
Nos trois opérateurs de téléfon accusés d'entente illégale ? C'est vraiment de la méchanceté pure quand on sait combien ces bienfaiteurs de l'humanité oeuvrent pour le bénéfice du public et se contentent de modestes profits.
Notre bien-aimé ministre des phinances à la manoeuvre sur ce terrain ? Mais où diantre va-t-on chercher des idées aussi abracadabrantesques ?
Notre bien-aimé ministre des phinances à la manoeuvre sur ce terrain ? Mais où diantre va-t-on chercher des idées aussi abracadabrantesques ?
jeudi, août 25, 2005
Faire le travail de deuil ?
Que peut bien cacher cet inouï déluge médiatique et politique (avec la participation du pleureur en chef) sur la catastrophe aérienne de Maracaïbo ? Creux de l'été ? Chasse aux voix ? Rideau de fumée pour cacher la vérité que les Français, en toute ignorance, volent trop souvent sur des épaves chartérisées ?
Liste bleue, liste noire, liste de rien du tout.
Liste bleue, liste noire, liste de rien du tout.
mercredi, août 24, 2005
Couvre-toi, il fait frais
Habile blocus et futés quotas d'une fine manoeuvre parfaitement pensée : 50 millions de pull-overs chinois et 17,1 millions de pantalons célestes sont bloqués en douane. Qu'est-ce qu'on va en faire ? Devinez !
mardi, août 23, 2005
On se disait...
A lire la presse, on réalise que le vélo patriotique et tricolore est grandement soulagé. Si les gaulois n'ont pas gagné le tour de France de la pureté à 60 de moyenne, c'est parce que l'inoxydable américain prenait de la poudre de perlimpimpin. Un truc comme ça, ça vous grandit le cycliste national et restaure l'égo pédaleur comme rien.
dimanche, août 21, 2005
jeudi, août 18, 2005
Les cercueils volants
Prompt comme l'éclair pour saisir le micro de la compassion, le ministre Perben re-re-reparle de la liste noire des compagnies aériennes faisant voler des cercueils. On en cause à chaque accident depuis janvier 2004 (Charm-el-Cheikh)
Promis pour début 2006.
On ne ricane pas au fond de l'avion mais on s'attache sérieusement !
Promis pour début 2006.
On ne ricane pas au fond de l'avion mais on s'attache sérieusement !
dimanche, août 14, 2005
Il fait beau, la route est belle
La route est belle mais chère :
Le 29 juillet, le prix du litre d'essence SP95 hors taxes était de 0,4446 euros.
A la pompe, il était vendu en moyenne 1,2005 euros.
Pour le plein de 50 litres, il tombait dans la fouille de Bercy, 37,95 euros.
Le 29 juillet, le prix du litre d'essence SP95 hors taxes était de 0,4446 euros.
A la pompe, il était vendu en moyenne 1,2005 euros.
Pour le plein de 50 litres, il tombait dans la fouille de Bercy, 37,95 euros.
samedi, août 13, 2005
Le diable de la SNCF et son train
Un service de trains Corail sans clients, que la SNCF veut supprimer, est-il vraiment un service public ?
Que devient un service public qui n'a plus de public ? Un service syndical ?
Que devient un service public qui n'a plus de public ? Un service syndical ?
Fidèlement votre
Castro a 79 ans et 46 ans de pouvoir absolu : C'est quand même un fonctionnement simple que celui de la démocratie socialiste pour le plus grand bonheur des larges masses cubaines.
jeudi, août 11, 2005
A la soviètique !
Dans le silence du mois d'août, quelques radios susurrent que la nouvelle carte vitale est d'avance un flop hypercoûteux, le dossier medical unique et personnel un rêve d'énarque malade, que les ordinateurs de l'assurance maladie font sous eux, que le kremlin des caisses croulent sous le poids de la bureaucratie.
Nonobstant et tout naturellement, les sites web de l'assurance maladie continuent comme si de rien était à débiter la logomachie de la réforme réussie et de l'autosatisfaction gestionnaire.
http://www.ameli.fr/
http://www.sante.gouv.fr/assurance_maladie/index.htm
Quels docteurs arrêteront les malades qui prétendent gouverner notre santé ?
Nonobstant et tout naturellement, les sites web de l'assurance maladie continuent comme si de rien était à débiter la logomachie de la réforme réussie et de l'autosatisfaction gestionnaire.
http://www.ameli.fr/
http://www.sante.gouv.fr/assurance_maladie/index.htm
Quels docteurs arrêteront les malades qui prétendent gouverner notre santé ?
dimanche, août 07, 2005
La phrase de la semaine
"Les outils sont en place pour déclencher une dynamique nouvelle sur le marché du travail"
(J. Chirac au dernier conseil des ministres)
(J. Chirac au dernier conseil des ministres)
vendredi, août 05, 2005
Plus près de ta pompe, mon Dieu
La bourse salue les résultats des grands groupes français.
Enfin une bonne nouvelle.
Etoile parmi les étoiles du profit mondial, Total.
C'est le théorême de la pompe à finessence :
Plus le pétrole est cher, plus les profits de Total s'accroissent et plus les rentrées de l'état gonflent.
Moralité : Vivement le pétrole à 100 dollars le baril
Enfin une bonne nouvelle.
Etoile parmi les étoiles du profit mondial, Total.
C'est le théorême de la pompe à finessence :
Plus le pétrole est cher, plus les profits de Total s'accroissent et plus les rentrées de l'état gonflent.
Moralité : Vivement le pétrole à 100 dollars le baril
jeudi, août 04, 2005
Allez les Bleus
A en croire les médias unanimes (une pleine page dans le Monde !!!) je devrais me sentir requinqué par le retour de Zidane dans l'équipe nationale.
Naturellement, la chose m'indiffère.
Si le salut du pays est suspendu à un coup de pied dans un ballon, la rétrogradation du dit pays dans la division inférieure n'est pas loin.
Naturellement, la chose m'indiffère.
Si le salut du pays est suspendu à un coup de pied dans un ballon, la rétrogradation du dit pays dans la division inférieure n'est pas loin.
lundi, août 01, 2005
Des bonnets d'âne
Le Parisien donne la liste des députés européens française et leur taux d'assiduité aux séances pleinières du parlement européen.
La moins assidue est Bernadette Bourzaï, du Limousin (si loin de tout) mais tout de même maire d'Egletons et ...
Membre titulaire de la commission du développement régional
Membre suppléante de la commission de l'agriculture
Vice-Présidente de la délégation aux commissions parlementaires de coopération UE - Kazakhstan, UE - Kirghizistan, UE -Ouzbékistan
Vice-Présidente de la délégation pour les relations avec le Tadjikistan, le Turkménistan et la Mongolie.
Membre suppléante de la délégation à la commission parlementaire mixte UE - Turquie.
Vient ensuite Paul Vergès, cumulardivement président du conseil général de La Réunion.
Et enfin, troisième dans la liste des absentéistes, Philippe de Villiers...
La moins assidue est Bernadette Bourzaï, du Limousin (si loin de tout) mais tout de même maire d'Egletons et ...
Membre titulaire de la commission du développement régional
Membre suppléante de la commission de l'agriculture
Vice-Présidente de la délégation aux commissions parlementaires de coopération UE - Kazakhstan, UE - Kirghizistan, UE -Ouzbékistan
Vice-Présidente de la délégation pour les relations avec le Tadjikistan, le Turkménistan et la Mongolie.
Membre suppléante de la délégation à la commission parlementaire mixte UE - Turquie.
Vient ensuite Paul Vergès, cumulardivement président du conseil général de La Réunion.
Et enfin, troisième dans la liste des absentéistes, Philippe de Villiers...
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